L’enfant Intérieur

Je me dévoile un petit peu à vous aujourd’hui pour vous parler d’un sujet que j’ai travaillé tout récemment : celui de l’enfant intérieur.

Alors oui, on entends un peu partout qu’il faut se reconnecter à son enfant intérieur, sans prendre la pleine mesure de ce que ça veut dire, on passe rapidement et on se dit : « Ah oui tiens faudra que je fasse ça un jour… Peut être après les courses ou après avoir sorti le chien. »

Alors si à la question QUI ÊTES VOUS vous êtes du genre à répondre « je ne sais pas » ou à donner votre nom/prénom et votre métier, l’endroit d’où vous venez, ou encore le nombre et le prénom de vos enfants… Cet article est pour vous.


Qui étions nous lorsque nous avions 5 ou 6 ans ? Qu’aimions nous faire, qu’est ce qui nous rendait heureux ? Quel était notre caractère, notre comportement face aux situations ? Quelle était notre sensibilité, notre curiosité ? A ce moment là, vous n’aviez pas de métier, pas d’enfants, vous appreniez péniblement à écrire votre nom et votre prénom, et de l’endroit où vous viviez. Alors vous qui aujourd’hui vous qualifiez par tous ces paramètres là, qui étiez vous lorsque ces paramètres n’étaient pas encore là ?

A cet âge, nous n’avions pas encore conscience du jugement des autres, et de ce fait, nous étions nous, tout simplement. Avec le temps, nous avons ajouté des couches, des genres de filtres pour nous protéger mais qui, parfois, déforment aussi la réalité, nous font souffrir et nous empêchent d’être authentique.

Puis, grandissant encore, dans un monde de normes et de convenances, nous avons eu envie d’être comme les autres, de faire sérieux, d’être traité en adulte responsable… Et il nous a semblé logique de nous séparer de l’enfant que nous étions, le rejetant, le niant parfois, considérant que le « nous » authentique ne convenait pas à ce que l’on attendait de nous.

Seul et écrasé par le poids des filtres, un jour, notre enfant intérieur à poussé un grand cri, un appel au secours que nous avons ressenti, forcément, car malgré tous nos efforts pour l’oublier, cet enfant, c’est nous.

« Lorsque nous nous sommes perdus, que nous ne savons plus qui nous sommes, il nous faut retrouver notre enfant intérieur. »

Nous nous sommes alors senti perdus, pas à notre place, pas aussi bien que les autres, et puis, continuant d’ignorer notre propre détresse, nous sommes entré en guerre contre nous même, maudissant nos faiblesses et notre sensibilité, souhaitant encore plus être comme les autres qui, nous en étions certains, n’avaient pas ce problème là. Là encore, nous avons rajouté des filtres, pour nous protéger de nous même cette fois, de cette chose en nous qui hurle à l’authenticité, alors que nous essayons désespérément de convenir aux autres, ou à ce que nous croyons devoir être.

Puis cette guerre intérieure s’éternisant, nous fatiguant, nous avons conclu une trêve, décidant de nous ignorer mutuellement, notre enfant intérieur toujours aussi seul, et nous toujours aussi perdus. Nous avons cependant tout intériorisé et continué à faire bonne figure et continué à essayer de s’intégrer à des choses qui ne nous correspondent pas.

Mais bien sur, cette guerre froide intérieure plutôt inconfortable ne pouvait pas durer et peut être êtes vous ici car vous avez décidé de déposer les armes une bonne fois pour toute ? De vous réconcilier avec vous-même ? C’est en tout cas la décision que j’ai prise.

Tout comme vous, j’ai été cette enfant, que j’ai ensuite masqué aux yeux du Monde. Tout comme vous, j’ai entendu et ignoré son appel. Puis un jour j’ai enfin compris : il me fallait faire la paix avec moi même pour savoir qui j’étais et quelle direction prendre.

J’ai retrouvé de vieilles photos de familles de quand j’avais 6 ans et j’ai plongé mes yeux dans celle que j’étais. Je me suis souvenue petit à petit, au fil des images, qui j’étais, et je me suis rendue compte que j’étais toujours la même.

Je suis toujours cette enfant discrète mais joyeuse, qui aime vaquer à ses affaires dans son coin, qui s’émerveille sur toute la beauté de la Nature, qui est sensible aux autres et qui a une curiosité infinie.

Votre enfant intérieur, c’est vous, tout simplement. C’est votre identité la plus pure, la base sur laquelle vous vous êtes construit, vos fondations intérieures. Pourquoi ne pas lui permettre de s’exprimer et ainsi de révéler le vrai vous ? Pourquoi ne pas enlever vos filtres parfois, au profit de la Créativité et du lâcher-prise


« L’immortalité, c’est comme l’enfant qui vit et reste dans l’instant présent. Il reste en vie dans l’adulte qu’il fait évoluer et il n’en ressort que plus grand une fois ses filtres tombés. »

A présent, qui étiez vous, et qui êtes vous aujourd’hui, quels sont les points communs que vous avez avec votre enfant intérieur ?

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6 thoughts on “L’enfant Intérieur

  1. Merci de ce très bel article Noémie, plein de ta douce poésie.

    Retrouver mon enfant intérieur, retrouver le « moi » authentique, sans blessures, filtres ou jugements, m’anime depuis quelques mois déjà. Aujourd’hui, je suis en mesure de te répondre. Enfant j’étais joyeuse, facétieuse, débrouillarde et courageuse. Il me reste à accroître encore ma facétie et je ne serais pas loin de m’être totalement reconnectée à mon enfant intérieur 🙂

    Alors poursuivez votre chemin 🙂

  2. Merci pour ce bel article !
    Il y a quelques années j’ai aussi pris conscience qu’il était temps de retrouver mon enfant intérieur, et depuis ma vie a complètement changé ! J’ai changé de boulot, pour en trouver un qui me corresponde vraiment, j’ai fais du tri dans mes amis, pour ne plus côtoyer des personnes bien sous tout rapport mais des personnes avec qui je ressens un lien profond, au dela des apparences, avec qui je eux être moi même sans inquiétude du jugement ! Comme quand on est enfant, on chois des amis avec le coeur et pas avec la tête 🙂
    Et j’ai réussi à avoir une relation adulte-adulte avec mes parents ! Je ne suis plus la petite fille de mes parents qui n’ose pas être adulte avec eux, qui attend leur aval pour faire quelque chose, qui a peur de ce qu’ils vont penser. Non je suis une adulte qui sais ce qu’elle veut, ne veut plus, qui parle d’adulte à adulte avec eux, qui les aide à avancer sur leur chemin de vie, oui maintenant que je suis moi même, que je ne suis plus « simplement » leur enfant mais que je suis une femme adulte, je peux leur apporter aussi quelque chose,
    C’est une très belle démarche que de recontacter son enfant intérieur, et on reçoit tellement d’amour envers soi

    1. Merci Delphine pour ce beau commentaire ! 🙂
      En effet, accepter son enfant intérieur, s’accepter, tout simplement, ça débloque de nombreuses choses dans notre vie quotidienne, notamment ce changement de relation avec nos parents que j’ai aussi expérimenté. C’est tout simple : lorsqu’on n’accepte pas son Enfant Intérieur et que l’on à peur qu’ils nous voient comme tel, on se place dans la position de l’enfant qui a besoin de la reconnaissance de ses parents. Une fois que l’on s’accepte, tout devient plus naturel 😉

      Merci encore !

  3. Waouhhhhh, quel joli article Noémie, j’adore !!!
    Pour répondre à ta question, quand j’étais une petite fille, je me sentais déjà différente des autres enfants, j’étais dans mon monde à moi, je ressentais et entendais des choses. J’étais très discrète, rêveuse, sensible, travailleuse. J’étais la confidente de mes copines. Je rêvais de devenir chanteuse ou institutrice. Je voulais transmettre, guider.
    Aujourd’hui, je me sens en accord avec mon enfant intérieur, je me sens MOI. Aujourd’hui, je m’accepte totalement et je me libère, je m’ouvre petit à petit.
    Plein de bisous et belle journée à toi !!! 🙂

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